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Le cycle de conférences 2022-2023 de l’ARBR

7 conférences pour mieux connaître les réalités de la révolution française.

mercredi 16 novembre 2022

L’association innove dans la forme.

Appelée les « dîners du mercredi de l’ARBR », ces conférences débuteront par une collation partagée, autour d’une assiette de charcuterie et de crudités, créant ainsi un moment de convivialité destiné à faire émerger les questions ou les représentations autour du sujet traité.

Plus besoin de dîner en rentrant.


À l’office culturel d’ARRAS, 2, Rue de la douzième, ou en visio-conférence.


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LE CYCLE DE CONFÉRENCES 2022-23 DE L’ARBR-Les Amis de Robespierre

Avec ses 7 conférences organisées en concertation depuis 2020 avec l’université pour tous d’Artois, qui en a prévu 6, Arras, cette année, entendra la parole à Robespierre.

Que peut encore nous apporter aujourd’hui le besoin d’interroger l’histoire de la Révolution française et la réalité du rôle qu’y joua Robespierre ?

Après deux siècles de « mensonge d’état », pour reprendre l’expression de Jean-Clément Martin , les sujets d’investigation ne manquent pas et le combat contre les préjugés n’est pas prêt de s’achever.

Ces dix années de la fin du XVIIIe siècle n’en finissent pas de bouleverser le monde.

L’ARBR, cette année scolaire, est heureuse d’offrir aux arrageois et et aux internautes éloignés un cycle de 7 conférences pour lesquelles elle s’honore d’accueillir des historiens de la Révolution française reconnus et faisant autorité dans leurs domaines, pour interroger, à leur manière, l’invention complexe de la 1re République..

À l’office culturel d’ARRAS, 2, Rue de la douzième,
ou en visio-conférence par « zoom »

Au programme de cette année

Mercredi 28 septembre 2022 : 18h 30 :

Bernard Sénéca :
Le temps d’une révolution et l’impossible rêve de révolutionner le temps.

Dans la narration des évènements ayant ponctué l’histoire de notre pays, il est le plus souvent évoqué le déroulement de ceux conduits par les détenteurs du pouvoir ou ceux de masse menés ou subis par la population ; mais, qu’en est-t-il du vécu individuel des très nombreux artisans de l’époque et en particulier ceux qui concernent notre sujet, les horlogers en ce temps de révolution ? En cette fin du XVIIIe siècle, siècle des lumières, les membres de cette profession très encadrée, souvent dotés d’une certaine éducation, aspirent de leur statut de « serviteurs » à acquérir une certaine liberté, et souhaitent des réformes de leurs conditions de vie et de travail.

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Mercredi 16 novembre 2022, à partir de 19 heures :

Serge Bianchi :
Marat et la vie politique dans le Paris révolutionnaire’ (mêlant biographie et lieux de mémoire)

La conférence porte sur les liens entre le parcours pour politique de Jean-Paul Marat et les lieux qu’il a fréquentés, depuis son activité de citoyen actif et de rédacteur de l’Ami du Peuple (13 juillet-septembre 1789) jusqu’à son assassinat au domicile de la rue de l’École-de-Médecine (13 juillet 1793), et à son expulsion du Panthéon, le 8 février 1795 (20 pluviôse an III) pour le cimetière de Saint-Étienne-du-Mont. Il s’agit de mettre en évidence les lieux d’histoire et de mémoire marqués par la présence du journaliste et député de la Convention ; résidences, exercice du journalisme, lieux de pouvoir, de répression, de détention, de culte et de célébration du « martyr de la Liberté ».

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Mercredi 14 décembre 2022, à partir de 19 heures :

Hervé Leuwers :
Dernières nouvelles de Robespierre. Autour du tome XII de ses Œuvres.

La Société des études robespierristes a commencé l’édition des « Œuvres » de Robespierre il y a plus d’un siècle ; avec la publication d’un volume de compléments, en 2007, elle croyait l’avoir presque achevée. De nouveaux textes ont cependant pu être collectés, ou sont réapparus ces dernières années, notamment à l’occasion d’un vente publique en 2011. Evoquer et analyser ces documents, publiés dans un tome XII (2022), c’est revenir sur certaines étapes du parcours du collégien, de l’avocat et du révolutionnaire, mais aussi analyser la manière dont Robespierre écrivait ses textes.

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Mercredi 25 janvier 2023 à partir de 19 heures :

Côme Simien :
Aventures et mésaventures de l’école républicaine en Révolution.

La Révolution ambitionne de faire de l’école primaire le lieu et le temps de la formation des citoyens de demain. Elle en fait à ce titre un enjeu politique de toute première importance. Si des désaccords existent entre eux (parfois importants), tous les révolutionnaires s’entendent néanmoins pour espérer et bâtir une éducation véritablement nationale, dispensant un enseignement civique et républicain. À partir de 1795, toutefois, les écoles privées sont autorisées à côté des écoles publiques. Les premières remportent alors le succès qui échappera aux secondes. Pourquoi ? Par rejet des idées nouvelles ? Par foi ? Par adhésion contre-révolutionnaire ? Pas vraiment…
Côme Simien, maître de conférences à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne, IHMC-IHRF.
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Mercredi 1er mars 2023 à partir de 19 heures :

Fadi Kassem :
« De l’Être infini à l’Être suprême : la religion dans la République jacobine ».

"Célébrer « les valeurs de la République » : une belle idée qui existait déjà sous la Révolution française et que les dirigeants prétendument « républicains » de France, le président de la République en tête, affirment désormais incarner. Ce qui ne les empêche de véhiculer les stéréotypes les plus crasses et éculés sur les véritables républicains comme Robespierre, et notamment au sujet de son combat en faveur de la fête de l’Être suprême ?
Passion fanatique et despotique ? Tout au contraire, Robespierre, hostile à la déchristianisation et à la personnalisation du pouvoir, s’inspirant des idées déistes de Jean-Jacques Rousseau, veut trouver les moyens d’assurer une concorde entre les croyances religieuses traditionnelles et la nouvelle religion civile, ciment spirituel de la République une et indivisible que les Jacobins de 1793-1794 tentèrent de consolider. Bien loin des délires cléricalistes dépeignant Robespierre en sanguinaire guillotineur de chrétiens, l’analyse de l’Être suprême révèle l’attachement profond pour l’application quotidienne réelle des valeurs de la République – et non dans des discours pompeux dont l’emphase ne peut dissimuler le vide – dans la Première République en construction. Pour que tous les citoyens défendent les, et profitent des, droits de l’homme et du citoyen. Une belle leçon grossièrement moquée et qui mérite d’être réhabilitée."


Mercredi 12 avril 2023, à partir de 19 heures :

Yannick Bosc :
À propos de Thomas Paine un député conventionnel anglais, républicain représentant le Pas-de-Calais

Thomas Paine occupe une place modeste dans l’historiographie de la Révolution française. Ce personnage singulier et décalé permet pourtant d’interroger les catégories à partir desquelles elle a été interprétée et vient ébranlé le récit dont nous avons hérité. Son républicanisme mérite également toute notre attention car, s’il déteste les rois et les prêtres, la république n’est pas selon lui d’abord définie contre la royauté ou l’Église, mais par le fait que le plus faible puisse vivre dignement. C’est Thomas Paine qui est à l’origine du principe de l’allocation universelle et inconditionnelle, ce « revenu d’existence » aujourd’hui mobilisé pour faire face aux dysfonctionnements de nos sociétés.

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Mercredi 24 mai 2023, à partir de 19 heures :

Suzanne Levin :
Les représentants de la Convention en mission.

Une institution extraordinaire imaginée par la Révolution française a été celle des représentants en mission, des législateurs envoyés aux départements ou aux armées. Cette conférence vise à mieux faire comprendre ces figures souvent méconnues et leur rôle aux débuts de la Première République, en répondant à des questions clés : Pourquoi la Convention nationale a-t-elle décidé d’envoyer ses propres membres sur le terrain ? Méritent-ils leur réputation de « proconsuls » sanguinaires et corrompus ? Étaient-ils réellement dotés de pouvoirs illimités ? Quel a été leur impact concret sur l’établissement et la défense de la République naissante ?

Suzanne Levin est maîtresse de conférences auteure de "Prieur de la Marne : défendre les droits de l’homme en état de guerre , 1792- l’An II, chez L’Harmattan


Qu’on se le dise


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Le cycle de conférences
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