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Le cycle annuel des conférences de l’ARBR 2026-27

jeudi 10 septembre 2026

LA DÉMOCRATIE RÉVOLUTIONNAIRE.

Les récentes élections municipales n’ont guère infirmé la tendance ; les électeurs et électrices, celles et ceux des quartiers ou des territoires délaissés de la République, souvent les plus jeunes, boudent les urnes. Comment alors, l’Histoire – l’Histoire de la Révolution française – peut-elle participer à l’éducation citoyenne, redonner sens au mot « démocratie » sans adjectif, et repenser l’intervention collective, nourrir son imaginaire, pour le bien commun solidaire (solidus qui rend solide la république), en un mot faire Politique.
De même tout au long de cette campagne la question démocratique sera sans doute au cœur des débats.
Ainsi avons-nous retenu d’offrir à nos citoyens, qu’ils soient ou non membres de notre association, ce prochain cycle consacré à la démocratie révolutionnaire . Nous avons donc demandé à nos universitaires d’éclairer cette question selon plusieurs entrées.

Ce thème prolonge celui 2025-26. Cette année, nos conférences se tiendront le jeudi de 18 h 30 à 20 heures, toutes à l’Espace Saint-Éloi, place du Rivage à Arras. Comme à l’accoutumée elles seront suivies d’un moment convivial qui permet la discussion .
Ces conférences seront accessibles par visio-conférence grâce à un lien accessible à partir de notre site.
Elles seront ensuite accessibles sur notre chaîne Youtube
Nous remercions par avance nos amis conférenciers qui ont répondu avec intérêt au challenge que nous leur soumettions. Ils vous espèrent nombreux lors de leur venue à Arras.
Ainsi pensons-nous contribuer à mettre la recherche historique universitaire à disposition des citoyens et battre en brèche les préjugés toujours prégnants concernant la Révolution française.

Pour en savoir plus rendez-vous sur notre site : www.amis-robespierre.org
Au plaisir de vous accueillir nombreux
Le Président, Alcide Carton.

Jeudi 17 septembre 2026 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Elise Meyer

Élise MEYER
Docteure en histoire contemporaine Université de Rennes II.

LA MÉMOIRE DE LA BATAILLE DE VALMY DE 1792 À NOS JOURS.

Si les lieux de mémoire vivaces au sein de la société française sont traités par les historiens depuis les années 1980, ceux qui ont sombré dans l’oubli sont encore souvent laissés de côté. C’est le cas de la bataille de Valmy, dont le souvenir a été abondamment évoqué au cours de la IIIe République, puis délaissé après la Seconde Guerre mondiale. La mémoire de cette bataille est d’autant plus intéressante qu’elle a suscité de nombreux débats depuis son déroulement, en 1792. Valmy, c’est un combat truqué pour les royalistes légitimistes, un emblème du roi Louis-Philippe, une victoire du peuple pour les socialistes ; l’étudier revient à analyser comment un évènement devient un mythe. La bataille de Valmy n’est pas seulement une date dans l’Histoire : c’est un argument éminemment politique.

Jeudi 15 octobre 2026 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Anne Simonin

Anne SIMONIN
Directrice de recherche au CNRS affectée au CESPRA-Centre des Savoirs sur le Politique. Recherches et Analyses)

GOUVERNER LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE : LA CODIFICATION DE L’AN II

Présentation

Camille Desmoulins s’en plaignait :« Il n’y a aujourd’hui, en France, que les 1 200 soldats de nos armées, qui, fort heureusement, ne fassent pas des lois ; car les commissaires de la Convention font des lois, les départements, les districts, les municipalités font des lois ; et, Dieu me pardonne, je crois que les sociétés fraternelles en font aussi".

Face à ce flot de lois, dont la production échappe à la Convention, qui, elle-même, alimente une spirale inflationniste en multipliant les décrets, les membres du comité de Salut Public, vont réagir et amorcer une entreprise de codification qui vise à circonscrire l’exception, à stabiliser un ordre public non plus révolutionnaire mais démocratique bref à sortir de la Terreur par le droit.
Quelles qu’aient été leurs divergences, de Robespierre à Billaud-Varenne, de Saint-Just à Cambacérès, tous ont cru possible de réaliser en l’an II le code complet des lois de la Révolution.

De ce formidable moment d’imagination juridique, Bonaparte saura tirer bénéfice.

Jeudi 19 novembre 2026 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Giulia Corrado

Giulia CORRADO
Doctorante : Université Panthéon Sorbonne. (sous la direction de Pierre Serna)

L’INTERVENTION POPULAIRE COMME GESTE DÉMOCRATIQUE : LA MARCHE DES FEMMES SUR VERSAILLES DES 5 ET 6 OCTOBRE 1789

Courte présentation

Les 5 et 6 octobre 1789, des milliers de femmes partent de Paris pour Versailles, bientôt rejointes par d’autres manifestants et par la garde nationale. Elles investissent l’espace de l’Assemblée et contribuent finalement au retour du roi à Paris. Peut-on pour autant parler de « démocratie révolutionnaire » ? La question mérite d’être posée, car en 1789 la Révolution construit d’abord un régime représentatif, qui tend précisément à distinguer la souveraineté de son exercice direct par le peuple. À partir de la marche des femmes, cette conférence proposera donc de réfléchir à l’intervention populaire comme « geste démocratique » : non pas comme l’expression d’une démocratie déjà constituée, mais comme l’affirmation, par l’action, que le peuple conserve un droit de regard et d’intervention sur ceux qui prétendent parler en son nom.

Présentation détaillée (cliquez ce lien)

Peut-on parler de « démocratie révolutionnaire » à propos des journées des 5 et 6 octobre 1789 ? La formule n’a rien d’évident. À cette date, la Révolution française ne construit pas encore une démocratie au sens où nous pourrions l’entendre rétrospectivement. Elle affirme la souveraineté de la nation et l’égalité des droits, mais elle met parallèlement en place un régime représentatif dans lequel l’exercice de la souveraineté doit être médiatisé par des représentants. C’est précisément dans cet écart entre souveraineté proclamée et participation effective que les journées d’Octobre prennent tout leur intérêt.
La marche sur Versailles est d’abord provoquée par la crise des subsistances. Des femmes de Paris, bientôt rejointes par d’autres manifestants et par la garde nationale, se rendent à Versailles pour demander du pain et interpeler les pouvoirs. Mais leur action ne se limite pas à une revendication économique. Elles pénètrent dans l’espace de l’Assemblée nationale, envoient des délégations, s’adressent directement aux députés et au roi, et contribuent à déplacer le centre de gravité politique de Versailles vers Paris. Leur intervention produit ainsi des effets qui dépassent largement la question des subsistances.
Faut-il pour autant voir dans ces femmes les porteuses d’un programme démocratique ? Ce serait sans doute aller trop vite. Les gestes, les attentes et les langages mobilisés les 5 et 6 octobre mêlent des pratiques héritées de l’Ancien Régime – notamment l’appel direct au roi comme garant du pain et de la justice – et des formes nouvelles de politisation nées de la Révolution. C’est justement cette combinaison qui mérite d’être interrogée plutôt que résolue artificiellement.
La notion de « geste démocratique » permet peut-être de déplacer le problème. Il ne s’agit pas de faire des journées d’Octobre l’expression d’une démocratie déjà constituée, ni de projeter sur 1789 les formes de mobilisation populaire qui s’affirmeront plus nettement en 1792-1793. Il s’agit plutôt de se demander ce que signifie, dans un régime qui se veut représentatif, l’irruption de ceux et surtout de celles qui ne disposent pas d’un accès institutionnel à la décision politique.
En intervenant directement auprès du roi et de l’Assemblée, les participantes aux journées d’Octobre affirment en pratique que la représentation ne suffit pas à épuiser la souveraineté. Elles se reconnaissent la capacité de juger l’action des pouvoirs, de formuler des exigences et, lorsque les institutions ne répondent pas, d’intervenir elles-mêmes dans le cours des événements. La dimension démocratique d’Octobre 1789 se situerait donc moins dans un programme ou dans une forme institutionnelle que dans cette prétention à demeurer politiquement présentes après la naissance de la représentation nationale.
À partir de la marche des femmes sur Versailles, cette conférence proposera ainsi de réfléchir à une question qui traversera toute la Révolution : une fois la souveraineté confiée à des représentants, quel droit d’intervention reste-t-il au peuple ?

Jeudi 10 décembre 2026 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Hervé Leuwers

Hervé LEUWERS
Professeur d’Histoire université de Lille devant un « grand témoin » : Mme Virginie Van Steenkiste, avocate

1789-1792, L’INVENTION D’UNE JUSTICE DE LA NATION

Courte présentation

Dès le 17 août 1789, le député Nicolas Bergasse annonce à l’Assemblée constituante « une révolution absolue » du système judiciaire. En l’espace de quelques mois, les tribunaux, les lois pénales, les procédures et les gens de justice sont transformés ; au civil, comme au criminel, une nouvelle justice s’établit, qui est celle de la nation. Elle est marquée par l’élection des juges, l’invention de la plaidoirie criminelle, le jury ou encore... la guillotine.

Présentation plus détaillée (cliquez ce lien)

Dès le 17 août 1789, le député Nicolas Bergasse annonce à l’Assemblée constituante « une révolution absolue » de la justice. En l’espace de quelques mois, c’en est fini des pouvoirs judiciaires du roi, des seigneurs ou de l’Église, de l’ordonnance criminelle de 1670, qui définit la procédure, ou encore des supplices… La justice d’Ancien Régime appartient désormais au passé, comme les provinces, l’inégalité en droit et le pouvoir absolu du monarque.

Bien que « rendue au nom du roi », la justice nouvelle est désormais celle de la souveraine-nation. Tandis que le roi perd progressivement le droit d’exercer sa justice dite « retenue » (lettres de cachet, droit de grâce…), qu’il doit céder son droit de veiller au bon respect des procédures à un Tribunal de cassation, ce sont les citoyens qui obtiennent le droit d’élire les juges, de défendre les accusés (liberté de la défense) et de se prononcer sur la culpabilité des accusés devant le tribunal criminel. La Révolution de la justice est également celle des crimes, puisque sont dépénalisés le blasphème et le suicide, et celle des peines, avec la disparition des supplices, l’invention de la guillotine et le développement de la prison pénale. 1791 voit également le premier grand débat sur l’abolition de la peine de mort. La Révolution constituante simplifie encore la justice civile, en encourageant l’arbitrage et la conciliation.

Si maints aspects de cette ambitieuse transformation de la justice ont assez rapidement disparu, comme l’élection des juges, d’autres ont durablement marqué le droit et l’organisation judiciaire.

Jeudi 14 janvier 2027 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Florence Gauthier

Florence GAUTHIER
Historienne des Révolutions en France et en Haïti (MCF-HDR honoraire)

« LA GESTION DÉMOCRATIQUE DES BIENS COMMUNAUX PAR LES COMMUNES RURALES. »

La gestion démocratique des biens communaux par les communes rurales."
Les biens communaux font partie du système agraire communautaire, géré par chacune des communes rurales de France, et chargées de produire la nourriture de la société française et de fournir des terres aux paysans pauvres. Cette gestion des communaux n’est pas de tout repos, car les seigneurs dérobent peu à peu la plupart des biens communaux, pour accroître leurs rentes et entraînent les communes dans de forts longs procès ...

Jeudi 18 février 2027 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Danièle Pingué

Danièle PINGUÉ
Maîtresse de Conférences honoraire à l’université de Besançon, membre du CA de l’ARBR

LES COMITÉS DE SURVEILLANCE EN L’AN II FURENT-ILS UNE FORME DE DÉMOCRATIE RÉVOLUTIONNAIRE ?

Courte présentation

Les comités de surveillance, longtemps perçus exclusivement comme des instruments de la Terreur, font aujourd’hui l’objet de nouvelles approches qui s’intéressent également à leur rôle dans la politisation des citoyens. À la lumière des recherches récentes, la conférence accordera une large place aux comités ruraux, qui mobilisèrent, durant leur courte existence (en général une dizaine de mois, de l’automne de 1793 à l’été de 1794) des centaines de milliers d’hommes, désignés par l’assemblée générale de la commune (la seule élection qui continua d’exister en l’an II !). À travers l’étude de leur personnel, proche ou issu des couches populaires – les quelques élites locales ayant déjà été recrutées dans les municipalités – de leur fonctionnement et de leurs activités, on montrera comment ces comités, dont la plupart ne débusquèrent aucun suspect, furent avant tout, en l’an II, des cadres d’exercice de la démocratie.

Jeudi 18 mars 2027 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Jean-Clément Martin

Jean-Clément MARTIN
Professeur universitaire d’Histoire émérite

L’EXÉCUTION DU ROI ET LA DÉMOCRATIE RÉVOLUTIONNAIRE

Courte présentation

Suffit-il de guillotiner un roi pour établir la démocratie ? A l’évidence non. C’est pourtant ce qui semble acquis naturellement au lendemain du 21 janvier 1793, quand la Convention a envoyé Louis XVI sur l’échafaud. L’intérêt de l’histoire tient à la nécessité de débrouiller l’écheveau des faits, de comprendre comment des équilibres politiques, inattendus souvent, ont conduit une assemblée à prendre cette décision sur un fil et d’estimer s’il y a eu, alors et dans les années qui suivirent, établissement de la démocratie, l’objectif de la Révolution.

Présentation plus détaillée (cliquez ce lien )

Le 21 janvier 1793 marque un tournant important dans l’histoire de la Révolution française et dans l’histoire tout court. Le philosophe allemand Emmanuel Kant, qui avait salué l’annonce de la prise de la Bastille, y voyant un « signe d’histoire », désapprouve, en 1797, l’exécution du roi, y voyant une atteinte aux principes du droit et estimant que l’assemblée a outrepassé ses compétences en voulant parler au nom de la justice. En cela, le cours de la Révolution aurait contrecarré l’enthousiasme populaire qui avait accompagné et permis sa naissance. Pour répondre à Kant en historien, il faut revenir aux faits depuis le 10 août 1792, quand une véritable révolution chasse le roi des Tuileries, alors que la guerre à l’extérieur et à l’intérieur a pris un tour inquiétant.
Rien ne se passe comme attendu. Les défenseurs de la royauté ont bien été vaincus, même massacrés, mais Louis XVI s’est placé sous la protection de l’assemblée législative, révélant les fractures qui divisent les vainqueurs, les Jacobins. La surprise vient de l’arrivée des insurgés, sans-culottes et fédérés, sur le devant de la scène. Ce sont eux qui décident du sort du roi et de sa famille, doublant aussi bien les députés de l’assemblée législative, que ceux de la Convention qui se constitue difficilement en septembre. Les élections, bases de la démocratie, se déroulent tant bien que mal alors que des massacres touchent tout le pays. Démocratie directe et démocratie représentative s’affrontent.
La suite est encore plus inattendue puisqu’il va falloir attendre décembre et une découverte rocambolesque pour que les députés décident de juger le roi eux-mêmes en s’instituant cour de justice, au grand dam de Robespierre et de Saint-Just demandant la mise à mort du roi sans autre forme de procès. Non seulement le code pénal récemment adopté est oublié mais les formes juridiques sont abandonnées tandis que les conflits et les intrigues se multiplient.
La surveillance de la famille royale devient une obsession collective, l’attitude du roi déroute les contemporains et les conspirations prennent une place de plus en plus importante. Les débats remettent aussi en question les définitions les plus simples quand la demande de l’appel au peuple est rejetée avec des arguments paradoxaux. Enfin la sentence est obtenue au terme d’un vote tenu sous tension avec une petite majorité qui demeure toujours débattue, en notre XXIe siècle.
Au-delà de l’opposition entre monarchie et démocratie, l’exécution du roi a mis en évidence les difficultés à trancher entre démocratie directe et représentative, à décider de l’exercice de la citoyenneté – excluant les femmes, récusant les opposants et ceux considérés comme tels -, enfin à résoudre l’équilibre des pouvoirs au sommet de l’Etat en s’accordant sur l’incarnation à donner au pouvoir exécutif. C’est ainsi que notre pays a hérité de ce système politique unitaire, centralisé et pyramidal qui en fait une exception dans l’Europe atlantique.

Jeudi 15 avril 2027 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Pierre SERNA

Pierre SERNA
Professeur d’Histoire, Président de la Commission Internationale d’Histoire de la Révolution Française Membre du CS de l’ARBR

LA CONSTITUTION DÉMOCRATIQUE DE L’AN I : SON ÉLABORATION ET SA RATIFICATION

Courte présentation

Entre le 10 juin 1793 et le 24 juin, au sortir de journées éprouvantes de la fin du mois de mai et du début du mois de juin dans un contexte dramatique tant sur le front extérieur, qu’à cause de la guerre civile emporte des victoires en Vendée, les Conventionnels vont écouter le projet de constitution présenté par le Comité de Salut Public, le discuter et le voter. L’histoire semble n’avoir retenu que l’antienne de sa non application, parce que « trop démocratique », parce que « la France est en guerre »... La réalité est bien plus complexe tant la richesse de ce texte et sa nouveauté républicaine et démocratique pèsent sur les deux années de vie politiques jusqu’à ce que la Convention thermidorienne rédige une nouvelle constitution.

Comment a été pensé le texte de 1793 ? Quels étaient les projets concurrents ? Comment lire sa déclaration des droits et son organisation de la nouvelle République ?

Ensemble nous analyserons ce texte toujours porteur d’idéaux à réaliser.

Jeudi 20 mai 2027 à 18 h 30 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Yannick Bosc

Yannick BOSC
Maître de conférences, Université de Rouen (membre du CS de l’ARBR)

1795 : LA TERREUR DE LA DÉMOCRATIE

Courte présentation

En 1795, la Convention thermidorienne rompt avec la république de l’an II. Elle dénonce la Constitution de 1793, dans laquelle le peuple est « constamment délibérant » et le pouvoir exécutif « un fantôme », où « la juridiction turbulente et anarchique des assemblées primaires » et le corps législatif exercent un « parfait despotisme ». L’objectif consiste à arrêter le processus révolutionnaire au cours duquel les représentants du peuple ont « plus cédé à l’impulsion populaire » qu’ils ne l’ont « dirigée » (Boissy d’Anglas). La Constitution du Directoire (1795 – an III) qui est alors élaborée est conçue comme une solution.

Samedi 19 juin à 15 h 00 à l’Espace Saint-Eloi, Place du rivage à Arras

Danièle Pingué

Danièle PINGUÉ animatrice
Table ronde avec la participation de Côme SIMIEN et Guillaume Roubaut QUASHIE

LES CLUBS DANS L’INTERVENTION DÉMOCRATIQUE POPULAIRE. L’EXEMPLE DES « JACOBINS »

Courte présentation
Sous réserve de la disponibilité des intervenants, ce jour-là , il sera question de du rôle des clubs et en particulier celui des Jacobins pendant la Révolution et de discuter leur héritage aujourd’hui.
Cette Table ronde sera animée par notre amie Danièle Pingué.
Avec :
Côme Simien

Côme Simien
Maître de Conférences,
Guillaume Roubault Quashie
Guillaume Roubaud-Quashie
Maître de Conférences