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Disparition de Léon Landini
lundi 22 septembre 2025
DISPARITION DE LÉON LANDINI, LE DERNIER FTP-MOI
Léon Landini, le dernier FTP-MOI, vient de nous quitter. L’ARBR perd l’un de ses premiers et fidèles soutiens.
Fils d’immigré italien, il avait rejoint le PCF et de combat clandestin dès ses 16 ans au sein des francs-tireurs et partisans de la main d’œuvre immigrée (FTP-MOI). Torturé par les nazis, il avait participé à la lutte armée contre l’occupant d’abord dans le Var, puis dans le Creuse et à Lyon pour la libération de la ville et poursuivi toute sa longue vie son combat contre le colonialisme, l’antifascisme et son idéal communiste.
Lors de l’entrée de Missak et Mélinée Manoukian au Panthéon nous l’avions vu, au bras de sa fille Gilda, échangeant quelques mots avec le Président Macron et tenant fermement le drapeau de son bataillon « Carmagnole et Liberté ». La France redécouvrait alors, le visage de ce « vieux et infatigable combattant » comme il se désignait lui-même.
Il y a quelques mois, pour le numéro 129 de l’Incorruptible, notre ami avait généreusement accepté de « témoigner » évoquant les idéaux de la Révolution française et ceux de Robespierre qui avaient motivé ses engagements. Nous le citons ici :
« Quand je me suis engagé dans le bataillon FTP-MOI de Lyon à l’orée de mes 18 ans en 1944, des camarades qui avaient fait partie des Brigades internationales en Espagne de 1936 à 1939 (et qui avaient donné en 1936 le surnom de la Marsellesa à la XIVe brigade internationale), avaient déjà rattaché dès 1942 le sens de leur combat aux idéaux révolutionnaires. Ils avaient donné le nom de Carmagnole à notre unité lyonnaise, Liberté à celle de Grenoble, Chant du départ dans la Drôme, Marat à Marseille, et la brigade Marcel Langer de Toulouse devint à la Libération le bataillon Valmy.
Notre France n’était pas celle de Pétain, Laval et tous ces traîtres capitalistes qui nous avaient vendus aux bourreaux. Notre France, c’était celle de Robespierre, des soldats de l’an II. Pour elle, nous étions prêts à sacrifier nos jeunes vies, mus par les idéaux révolutionnaires de 1793, de la Commune de 1871, de la Révolution bolchévique de 1917 dont l’hymne était la Marseillaise, »
Le sort a voulu qu’il s’éteigne le jour anniversaire de la déclaration de la première république.
L’ARBR adresse à sa famille et ses proches ses plus sincères et fraternelles condoléances.


