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Quelques brins de muguet pour l’ARBR !

jeudi 4 mai 2017

Quelques brins de muguet pour l’ARBR !

Il ne faisait pas très beau temps pour ce salon du livre d’expression populaire et de critique sociale, mais le public avait répondu présent, très nombreux : signe des temps, l’entre deux tours d’une élection présidentielle inédite invitait au débat .

Le stand de l’ARBR fut, cette année encore, beaucoup visité. Les curieux étaient d’abord surpris puis vivement intéressés en découvrant une autre approche de la Révolution française et de la vie et l’œuvre de « l’enfant d’Arras ».
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Moments d’échanges riches entre de nombreux visiteurs, et les membres de l’ARBR qui s’étaient mobilisés.

Nous rapportons ici quelques moments forts de nos conversations, comme autant de clochettes de muguet.

La Maison de Robespierre

- « Ah ! Enfin ! A la Maison de Robespierre on parlera de son plus célèbre locataire. Il était plus que temps .

- C’est bien que le Maire ait confié à un Conseil scientifique le soin de lui formuler des propositions. Au moins il y aura un regard universitaire. J’espère que le projet sera ambitieux…

- J’ai signé votre pétition. Au moins cela aura servi.

- Est-ce que vous serez associé à la réalisation du projet d’espace muséographique et touristique ?

- Qu’est-ce qu’on pourra y voir ? Autre chose que la guillotine, j’espère ?

- Votre travail aura payé. Bravo ! C’est normal que Robespierre ait un « musée » dans sa ville natale.

- Cela ne devra pas servir qu’aux touristes, il faudra aussi que cela serve aux élèves et aux étudiants ? Il y aura un lieu de recherche ?

- Le Maire vous aura entendu alors ? C’est bien. C’est pas comme à Paris.

- On a encore beaucoup de travail, mais nous sommes satisfaits du tour que prend le projet . Nous sommes impatients d’y participer comme on nous l’a promis.

Tous ces propos nous ont fait chaud au cœur. C’est sûr.
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Ah ! La pensée de Robespierre .

L’ARBR avait affiché quelques propos essentiels tirés des écrits de l’Incorruptible.

Nombreux sont ceux qui s’y arrêtèrent .

- Les phrases qui sont sur les panneaux sont celles de Robespierre ?

- Absolument. Nous ne sommes pas comme Mme Le Pen. On ne réécrit pas l’histoire.

- Quelles modernité ! J’adhère à ce qu’il dit ! Peut-on avoir les références ?

- Dans les ouvrages exposés ici ou pour certains textes, visitez le site. Allez sur celui de nos amis de la Société des Études Robespierristes.

A propos du site et de notre bulletin

- Je suis inscrit à la lettre de Robespierre. Je visite régulièrement votre site. Je suis prof, j’y trouve de nombreuses ressources .

- Comment faire pour recevoir votre bulletin ?

- Adhérer à l’ARBR.

- Ah bon, j’adhère. Je pourrais ainsi participer à votre travail ?

- Sans aucun doute.

L’ARBR distribua un grand nombre d’exemplaires des anciens numéros et du récent sous sa forme rénovée qui nous valut des encouragements.

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Heureux d’y accueillir des vendeurs PCF de « l’Humanité ».

Le Colloque

- Vous êtes très actifs ! Bulletin, site, conférences, (j’y viens de Lille régulièrement). C’est une bonne idée le colloque. Parler de la République. C’est revenir aux sources. Quand peut-on s’y inscrire. ?

- C’est bien de réinterroger l’histoire pour savoir quelle République nous voulons aujourd’hui.

- Vous parlerez de la constitution de 93, des prémisses ? Comment le peuple pouvait s’exprimer ?

Ah ! l’ARBR !

- Je viens d’Ivry et j’y habite la rue Robespierre. C’est curieux ; il y en a qui voudraient la débaptiser. Cela les gêne. Je ne vois pas pourquoi. Pour moi, Robespierre a été longtemps associé à la terreur. Heureusement il y a des gens comme vous qui nous permettent d’aller au-delà des choses. Pourquoi même l’école, continue-t-elle encore, de ne retenir que Robespierre était le « chef » de la Terreur ?

- Pourquoi ne participez-vous pas aux rendez-vous de l’Histoire ? À Blois ? Vous y avez votre place. Interrogez Emmanuel Laurentin.

- Je suis souverainiste et patriote. Je pense que Robespierre l’était.

Nous avons laissé notre ami René Debarge, débatteur redoutable érudit, éclairer sereinement les définitions historiques de nation, de patrie, d’état, de souveraineté. Notre interlocuteur est reparti pensif et perplexe sur les mé-susages trompeurs actuels de certains concepts.

Et puis il y eut bien d’autres questions à propos du suffrage universel, de la souveraineté populaire, des cahiers de doléances, de la solidarité nationale et des principes d’égalité sociale, de démocratie et de liberté.

L’air du temps me direz-vous ? Sans doute. Et malgré le ciel maussade et les averses froides, comme quelque chose qui réchauffe le cœur et laisse à penser que « La commune n’est pas morte », comme dit la chanson, car on parla des autres moments révolutionnaires de notre histoire.

- Revenez l’année prochaine, nous suggéra-t-on, avec un spectacle révolutionnaire.

Pourquoi pas. En tout cas pas de doute, on sera là.