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“L’économie populaire de Robespierre”

Une conférence de Yannick Bosc

lundi 9 novembre 2020

Yannick Bosc

Les mesures de confinement nous ont obligé à reporter sa venue à Arras.
Nous relayons avec intérêt la conférence donnée par notre ami Yannick Bosc à la Sorbonne Paris, le 17 avril 2019

Pour suivre la conférence c’est ici :

Nous ne saurions également que vous recommander deux de ses publications :

Le peuple souverain et la démocratie. Politique de Robespierre
Paris, Éditions Critiques, 2019, 208 p.
Présentation
"Je suis du peuple, je n’ai jamais été que cela,
je ne veux être que cela ; je méprise quiconque
a la prétention d’être quelque chose de plus."
Robespierre
La représentation politique ne commence pas avec la Révolution française et le peuple n’a pas attendu 1789 pour s’intéresser aux affaires de la cité. Les pratiques médiévales mobilisées à l’occasion des élections d’assemblées sous l’Ancien régime (états généraux, provinciaux, communes urbaines et rurales, communautés de métier etc.) constituent même le socle de la culture politique à partir de laquelle la Révolution se déploie. En revanche, c’est avec la Révolution française qu’une nouvelle question se pose concrètement et non plus seulement théoriquement dans les traités philosophiques : comment concevoir la représentation d’un peuple déclaré souverain, c’est à dire d’un peuple qui dispose en droit du pouvoir et sur lequel repose toute légitimité politique, celle du roi comprise ?
Notre actualité résonne du désaveu des politiques, de la crise de la représentation et de la montée de l’abstentionnisme depuis longtemps. Pourtant, ceux qui aujourd’hui convoquent les « valeurs » républicaines au chevet du malade ne se penchent que rarement sur la souveraineté populaire qui est censée en être la base. Au contraire, la souveraineté, lorsqu’elle est réaffirmée dans l’espace public, est d’emblée suspectée de « souverainisme », de « populisme », de « repli nationaliste ».

Le Directoire. La république sans la démocratie
D’Yannick Bosc et Marc Belissa
La Fabrique, 2018
Présentation
"Quelle est donc cette « tyrannie » dont les artisans du Directoire, après Thermidor, voulaient débarrasser la France ? À en croire Boissy d’Anglas, qui rédige la Constitution de l’an III, c’est celle des assemblées primaires, livrées au suffrage universel, où le peuple est « constamment délibérant ». Étrange « dictature », remarquent Yannick Bosc et Marc Belissa, que celle qui favorise la délibération des citoyens, organise l’opposition et autorise les insurrections... À l’encontre du récit qui fait de la période du Directoire celle du « retour à la normale », les auteurs de ce livre y voient surtout la répression des éléments les plus subversifs de la Révolution : où les Droits de l’homme, rangés au placard des principes abstraits, s’effacent devant le droit des propriétaires ;.....


Voir en ligne : Voir la conférence