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L’ARBR et Charlie

Les Amis de Robespierre étaient dans la manifestation du 10 janvier 2015 pour défendre la Liberté

mercredi 18 février 2015, par Webmaster

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Notre secrétaire bien en vue
DEFENDRE NOS LIBERTES.

A l’initiative de Colères du Présent qui organise chaque 1er mai le salon du livre à Arras auquel nous participons, une réunion a eu lieu ce jeudi avec toutes les associations qui participent au Salon, pour exprimer notre émotion et notre volonté de résistance face à l’attentat de Charlie Hebdo. Nous invitons nos adhérents à participer au

GRAND RASSEMBLEMENT CITOYEN  PLACE DE LA GARE À ARRAS ce samedi 10 janvier à 15H 

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A l’initiative de colères du présent qui accueille chaque année au 1er mai les dessinateurs de « Charlie » sur son salon du livre, avec le soutien de nombreuses associations partenaires.
Munissez vous d’un stylo et/ou d’une pancarte pour exprimer vos messages de colère, de solidarité, d’humour, d’amour, de résistance…

Plus de 5000 personnes ont répondu à cet appel le samedi 10 janvier 2015 pour défendre la liberté d’expression et refuser la barbarie.

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L’ARBR, fidèle aux idéaux de la Révolution française et à la pensée de Robespierre, y était bien représentée par un grand nombre de ses adhérents.
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C’est par Robespierre que nous sommes « Charlie ».

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Le 7 janvier dernier, des dessinateurs facétieux et leurs proches collaborateurs étaient sauvagement assassinés. Ils payaient de leur vie leur attachement satirique à la liberté, à la fraternité, au droit de rire et au bonheur.

Le lendemain, d’autres citoyens innocents payaient à leur tour le fait de croire en Abraham, d’être juifs et de le vivre au grand jour. Sans le courage et le sang-froid d’un jeune travailleur sans-papiers, et le professionnalisme des policiers les victimes auraient pu encore être plus nombreuses. 

Deux de nos libertés les plus chères étaient donc la cible choisie par ces criminels fanatiques : celle de dire et d’écrire, celle de croire : la liberté d’expression et la liberté de culte. 

Et ce drame à nous renvoyer aux heures les plus sombres de notre histoire. 

Ces tueurs ont prétendu agir au nom de la religion. Mais pour eux, et ceux qui les ont préparés et armés, la religion n’est que le malin prétexte à un activisme fasciste et mafieux pensé et organisé pour fanatiser les foules, et parmi elles les plus faibles et les plus vulnérables, pour les transformer en monstres assassins. Cet usage détourné du dogme religieux n’a qu’un but assujettir jusqu’à l’esclavage les peuples. Les méthodes : la violence et la mort. Hitler et les nazis le firent au nom de la race, eux, ces prétendus « djihadistes », le font au nom de dieu. Leur cible est la même : la liberté d’expression,« l’intérêt d’une société toute entière ».

Nombre de démocrates sincères, mis au banc depuis des décennies par notre République ne se sont pas reconnus dans le slogan « je suis Charlie ». Ils ne condamnent pas moins avec la même véhémence la violence aveugle. 

Sans doute ressentent-ils confusément qu’il ne suffit pas de chanter « liberté-égalité-fraternité » pour leur faire oublier leur histoire et les difficultés de leur présent et ne pressentent-ils pas ainsi le danger liberticide qui les guette aussi aussi bien que n’importe quel citoyen. Nous sommes attentifs au motif de leurs préventions. 

Mais en criant « Je suis Charlie »ce sont nos libertés, toutes nos libertés, si durement et si chèrement acquises que nous défendons. Pas touche à nos libertés ! Pas touche de quelque manière que ce soit à notre liberté de dire ou d’écrire, de croire ou ne pas croire. 

« Vivre libre ou mourir » disaient les Conventionnels et Robespierre convaincus que la liberté de la presse est l’arme absolue contre tous les despotismes...

Relisons alors ce qu’en disait, il y plus de deux siècles, Robespierre.

« Après la faculté de penser, celle de communiquer ses pensées à ses semblables est l’attribut le plus frappant qui distingue l’homme de la brute…

Le lien, l’âme, l’instrument de la société, le moyen unique de la perfectionner, d’atteindre le degré de puissance, de lumières et de bonheur dont il est susceptible…

La liberté de la presse ne peut-être distinguée de la liberté de parole ; l’une et l’autre sont sacrées comme la nature ; elle est nécessaire comme la société même…

La liberté de la presse est le plus redoutable fléau du despotisme… Le despotisme est contraint de reculer ou de venir se briser contre la force invincible de l’opinion publique et de la volonté générale. »

« Publier librement ses pensées sur les vices ou sur la bonté des lois est le droit de tout homme et l’intérêt de la société entière ; c’est le plus digne et le plus salutaire usage que l’homme puisse faire de sa raison ; c’est le plus saint des devoirs que puisse remplir, envers les autres hommes, celui qui est doué des talents nécessaires pour les éclairer. »

« Quel est le principal avantage, quel est le but essentiel de la liberté de la presse ? C’est de contenir l’ambition et le despotisme de ceux à qui le peuple a commis son autorité, en éveillant sans cesse son attention sur les atteintes qu’ils peuvent porter à ses droits…

Je vous propose de cimenter la première base de la liberté par le décret suivant.

L’Assemblée nationale déclare :

1° Que tout homme a le droit de publier ses pensées, par quelques moyens que ce soit ; et que la liberté de la presse ne peut-être gênée ni limitée en aucune manière ;

2° Que quiconque portera atteinte à ce droit doit être regardé comme ennemi de la liberté, et puni par la plus grande des peines qui seront établies par l’Assemblée nationale… »

Ces citations extraites de discours ou d’écrits de Robespierre ont été rassemblés par :

Bernard VANDEPLAS, Docteur en histoire contemporaine,

qui nous autorise à reproduire ici un dessin traduisant son émotion au lendemain du 7 janvier 2015.

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