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BABEUF s’est invité chez les Amis de Robespierre.

Conférence et Exposition du 5 au 12 décembre 2015

dimanche 20 décembre 2015

Gracchus Babeuf toute une semaine à l’Office culturel d’Arras 61, Grand’Place, Arras.
L’exposition est ici en diaporama

Le DVD de la conférence de JM Chiappa à commander auprès de l’ARBR :
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A l’Office Culturel, Grand Place à ARRAS
Du 5 au 12 décembre 2015 s’est tenue l’exposition réalisée par les Amis de Gracchus Babeuf intitulée : connaître Babeuf. Le vernissage a eu lieu le vendredi 4 décembre 18 h 30 en présence d’un public captif en présence du Président de l’Office Culturel.
Le samedi 12 décembre 2015 à 15 h

La conférence : « Babeuf, un révolutionnaire emblématique. »
donnée par Jean-Marc Schiappa a réuni une soixantaine de personnes captivées par l’érudition et la passion pour son sujet du conférencier

LA CONFÉRENCE

Jean-Marc Schiappa

Le conférencier
Enseignant, historien et chercheur, Jean-Marc Schiappa a consacré depuis 30 ans une bonne part de ses travaux à la Conjuration des Égaux, dite aussi Conjuration de Babeuf, et surtout aux hommes qui y participèrent, en particulier à Philippe Buonarotti, qui survécut et voulut au XIXe siècle en rendre compte et la poursuivre. Mais tandis que la recherche historique établissait de plus en plus précisément les étapes de l’existence et de l’action de Babeuf, la figure de celui-ci, vue, positivement ou négativement, comme le précurseur de bien des mouvements et tentatives révolutionnaires, continuait à donner lieu à des ouvrages où interprétations et éléments de légende se mêlaient. C’est pourquoi Jean-Marc Schiappa a jugé utile de présenter à un large public sous la forme la plus accessible possible le parcours et la doctrine originale de ce révolutionnaire. [1]

BABEUF

D’origine modeste, cet autodidacte occupe d’humbles emplois avant de tenir à Royes(Somme) un cabinet de feudiste (spécialiste de droit féodal) de 1781 à 1788.
Prenant conscience de l’exploitation féodale, il dénonce l’inégalité de la répartition des terres.
A partir de l’analyse du problème agraire, il conçoit un système idéologique où prime le droit à l’existence, qui évolue, avec la Révolution, vers un projet de république communautaire et égalitariste.
De retour à Royes, après un séjour à Paris, il dirige, entre 1790 et 1792 la résistance des paysans picards contre les impôts indirects restant en vigueur et les droits féodaux ; il prône aussi la loi agraire, un engagement qui lui vaut par deux fois la prison.
Républicain de la première heure, il est élu administrateur du département de la Somme en 1792.
Cependant, accusé de faux en écriture, puis destitué, il est condamné par contumace à 20 ans de fers.
En janvier 1793, il se réfugie à Paris où il reprend contact avec ses amis Cordeliers, et entre dans l’administration des subsistances.
Il est arrêté en novembre 1793 puis remis en liberté le 18 juillet 1794.
Pour combattre les institutions bourgeoises, Babeuf menait des campagnes dans des feuilles telles que « le Tribun du Peuple » ou « l’Egalitaire », armes essentielles du babouvisme jusqu’en avril 1796.
Hostile au libéralisme économique, à l’heure où l’inflation et la disette font des ravages parmi les plus pauvres, il attaque violemment les thermidoriens et effectue un nouveau séjour en prison(février à octobre 1795).
À sa libération, il reprend ses réquisitions contre le Directoire, crée la« Société des égaux » et rédige un résumé de sa doctrine sous le titre du « manifeste des Plébéiens ».
Contraint à la clandestinité, mais toujours très actif, il plaide pour l’union des opposants, démocrates, hébertistes et robespierristes et est l’instigateur de la Conjuration des Égaux qui vise à renverser le Directoire.
Trahis, les conjurés sont arrêtés le 10 mai 1796 et traduits devant la Haute Cour de justice de Vendôme.
Un grand nombre d’insurgés furent fusillés ; quant à Babeuf, il monta sur l’échafaud avec son ami Darthé en mai 1797.
D’autres comme Buonarroti, furent condamnés à des peines de prison.
Après 1830, Buonarroti transmettra ses idées aux révolutionnaires du règne de Louis Philippe.

Par Gérard RAUX, membre du Comité de l’ARBR [2]


[1Jean-Marc Schiappa a écrit :
Buonarotti, l’Inoxydable (Ed. Libertaires 2008)
Babeuf pour le bonheur commun (Ed. Spartacus octobre 2015)

[2Source : dictionnaire de l’Histoire de France(Larousse)